Phytosociologie

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Le compagnonnage phytosociologique

La Botanique, la Phytosociologie et l'Ecologie en général ont approfondit la connaissance sur les flores et les plantes bio-indicatrices. Au delà du diagnostic du sol, l'analyse de la biodiversité flore-faune-fonge-bactéries permet de reconnaitre et de comprendre les milieux naturels comestibles.
Natacha Leroux étudie les biotopes sauvages des plantes comestibles, des champignons et des abeilles. La lecture des biotopes permet d'introduire des espèces domestiques dans un milieu naturel en compagnonnage avec les espèces sauvages spontanées ou de recomposer les groupements des plantes vivrières domestiques au potager, au verger, dans les cultures ou en forêt. Elle met en avant l'importance de l'expression de la banque de graines du sol, des corridors écologiques et des écotones pour optimiser la communication des milieux et diversifier la biodiversité comestible au m².
Le compagnonnage phytosciologique permet d'aborder l'agriculture sous un jour nouveau.
Du potager urbain au potager forestier, de l'agroforesterie tempérée à la paraculture, de nouvelles manière de laisser pousser ensemble les plantes comestibles, qu'elles soient sauvages ou cultivées.

Émile Château, 1866-1952

Émile Château botaniste herboriste de la Bourgogne, né aux Theurets, sur la commune d'Uchon. Il est le père fondateur de la phytosoicologie en France. Il observa les associations végétales et l'évolution des milieux, allant au delà de la typologie des espèces. Il développa une méthodologie de tableaux statistiques pour regrouper les végétaux. Le muséum d'Histoire Naturelle d'Autun conserve son herbier et une partie de ses travaux.
la biographie d'Emile Château (pdf)la promenade botanique à Salornay sur Guy (pdf)le hameau les Theurets

Les biotopes comestibles

Le Potager phytosociologique

La phytosociologie s'applique aussi bien au potager en carré, en ville, à la campagne, dans les champs, les friches... La polyculture de légumes, de céréales, d'aromates et d'herbacées annuelles, bi-annuelles ou vivaces s'inspire des associations sauvages. Car toutes les plantes domestiques sont à l'origine des plantes sauvages.
Endémiques, naturalisées, exotiques, sauvages ou cultivées, les plantes recomposent les mêmes associations végétales de part le globe. Ces "patterns" représentent un groupement végétal de fidélité ou socio-écologiquement similaire.
Dans le cas des exotiques, lorsque la plante compagne sauvage existe dans le pays d'acclimatation, on les retrouve ensemble, ou avec sa plus proche variété locale, c'est surprenant ! C'est ainsi qu'elles partagent la même niche écologique, des nutriments, des bactéries et des mycorhizes etc. C'est ainsi par exemple que la Morelle noire et l'Amarante sont les plantes totem de référence pour l'écosystème d'introduction de la Tomate en France ou la Pomme de terre.
Une plante peut vivre dans plusieurs biotopes différents.
biotope subspontané tomate, amarante, picride, salade, morelle, plantain, mélilot, roripa, framboisier, robinier...
biotope sauvage ail, achilée, origan, agrostide, trèfle rose, plantain lancéolé...
biotope sub-spontané avoine, tournesol, aunée, chardon, salade, laiteron, liseron, rumex, renouée des oiseaux, vesce ...

Le Verger de biodiversité à Binges en Côte d'Or (21)

Ancien verger du grand-père d'Alexandre, il s'agit d'une plantation de pruniers, mirabelliers, cerisiers et pommiers pour la liqueur. En explorant les vergers en friche, elle observe la régénération spontanée de la biodiversité sauvage des écosystèmes à Rosacées. C'est ici qu'elle apprend à "Cultiver avec les Ronces". Ce sera la base pour régénérer la biodiversité des vergers.

La forêt-jardin d'Uchon en Saône et Loire (71)