Le Potager













A fleur de roche ...

Découvrez l'expérience potagère à fleur de roche...

Le Potager complémente les cueillettes sauvages. C'est aussi un environnement d'expérimentation pour les associations de plantes compagnes. Laisser pousser le sauvage, intégrer les plantes cultivées tout en créant du sol, découvrez une autre manière de cultiver en symbiose avec l'environnement naturel.

Créer du sol vivant... à fleur de roche

La particularité du site de Permaforêt est son relief : un site forestier sur les pentes ouest du massif d'Uchon, une inclinaison de 25% à 75%, des blocs de rochers, des dalles rocheuses, un sol granitique, siliceux à ph acide autour de 4 à 6, riche en feldspath, quartz blanc, gris et rose, mica noir et silice. L'érosion, les écarts hydriques et climatiques sont les dynamiques principales de ce milieu. On est proche des conditions primaires de la vie du sol. On est à même la roche mère ; le sol est à créer grâce à la matière organique et la rétention d'humus.

La valorisation des matières organiques, la rétention d'humus, la captation d'eau et la création d'un sol fertile sont les paramètres avec lesquels on doit composer. Tout ce qui se transforme en humus nourrit le potager : compost, végétaux, bois amendés dans les troncs, les fourmilières, tonte des voisins, toilettes sèches, urine, paille, copeaux, brf, broyat, feuilles mortes, sciure, cendres, charbon activé, mousses, algues, lichens, champignons, limons, taupinières, collecte de terre, litière de poulailler, chatons de châtaigniers, fougère aigle, broyât de ronces... certains sont compostés au préalable.

Même les toilettes sèches sont mis à contribution. Grâce aux graines qui transitent dans nos tubes digestifs, ces légumes et ces fruits à semences dites "endozoochores" se ressèment toutes seules. Toutes nos tomates se reproduisent ainsi. Bientôt un article sur "la Cacaquinière", notre pépinière des toilettes sèches.

D'abord des cultures saisonnières, puis plurisaisonnière avant que l'épaisseur de sol permette une culture permanente, il faut compter environ 3 ans. Loin du mythe de la terre idéale, à chaque étape de la vie du sol une biodiversité spécifique est cultivée. Des plantes non mycorhiziennes vivant sur sol rocheux et siliceux comme l'orpin, la petite oseille, la lunaire, la mâche et la renouée faux liseron aux plantes mycorhiziennes vivant dans un humus carbonaté comme l'épiaire, la galéopsis, la fraise des bois et le topinambour. Et une multitude d'autres espèces dans l'éventail de ce spectre, plantes et champignons compris.

Et oui, dans le potager on trouve aussi des champignons qui aident les plantes à se développer, à s'entre-aider et à passer les épreuves difficiles, et des champignons comestibles comme les lépiotes, les agarics et les pieds bleus, totalement oubliés des potagers...

Le Potager phytosociologique

Le Potager à Permaforêt est un peu particulier... On associe les plantes sauvages et les plantes cultivées selon leur biotope. Il y a des potagers d'ombre et de lumière, de forêt et des champs.

Savez-vous que l'on compte une cinquantaine de plantes /m²/saison dans ces sols considérés comme "pauvres"? Découvrez ici la liste des plantes sauvages comestibles et des champignons à Permaforêt ainsi que les cueillettes.

A bien y regarder, se dessinent des microécosystèmes où chaque endroit est propice à une biodiversité et à une espèce en particulier : les tomates, les pommes de terre, les céréales, les chardons, les tournesols, les sauges, les oignons, les topinambours, les fraises... Selon la biodiversité sauvage qui pousse spontanément, on regarde les espèces compatibles et on les mélange, le tout en perpétuel mouvement.

Ces associations sont le fruit des recherches en phytosociologie appliquée à l'agriculture vivrière.

L'idée est d'arriver à un potager vivrier vivace spontané riche en biodiversité sauvage. La qualité nutritionnelle des plantes sauvages dépasse de loin celles des plantes cultivées.

Nous valorisons la qualité nutritionnelle, l'optimisation de l'espace, du temps et de l'effort, l'économie d'eau, la biodiversité, la santé et la sécurité alimentaire. Ici, on cueille on croque le plus frais possible. L'alimentation de garde est réservée à l'hiver et aux épisodes de sécheresse.

potager d'été, biotope avoine salade renouée liseron tournesol
compagnonnage avec les champignons sauvages au potager
compagnonnage avec les poules au potager
potager phytsociologique
semis de tomate par voie digestive dans la Cacaquinière, la pépinière des toilettes sèches.